L’Adie : « Il n’y a pas que les jeunes de la génération Y qui peuvent créer leur entreprise »

A son tour, l’Adie prend la parole en faveur des entrepreneurs de plus de 45 ans, en publiant une étude qui prouve qu’il n’y a décidément pas d’âge pour créer son entreprise.

Association nationale reconnue, l’Adie oeuvre en France depuis 30 ans pour que chacun puisse devenir entrepreneur. Partant de l’idée que « chacun, même sans capital, même sans diplôme, peut devenir entrepreneur s’il a accès au crédit et à un accompagnement professionnel, personnalisé, fondé sur la confiance, la solidarité et la responsabilité », l’association partenaire d’Eustache a publié il y a quelques semaines de cela une riche étude sur l’entrepreneuriat après 45 ans. « L’Adie a déclaré la guerre aux idées reçues sur tout ce qui peut freiner l’accès à l’entrepreneuriat », et le prouve. Se refusant à valider cette idée tenace qui veut qu’en France, il vaut mieux avoir moins de 50 ans pour se lancer dans l’entrepreneuriat, l’association est donc allée à la rencontre des plus de 45 ans. Cette étude, réalisée auprès de 1 020 Français âgés de 45 à 69 ans représentatif de la population selon la méthodologie des quotas interrogés en ligne, permettrait presque de valider une tendance de fond. Au moment même où il est question de l’allongement de la durée de travail et du déclin de l’employabilité dès 45 ans, les « Silver Entrepreneurs » refusent de voir l’âge comme un obstacle. Tout comme ils abhorrent le fait d’être considérés comme seniors à partir de 45 ans, « tout simplement parce que cela ne correspond pas à l’image qu’ils se font d’eux-mêmes ! » précise l’Adie. 71% des sondés refusent de voir en l’âge un critère bloquant.

78% des sondés affirment se sentir encore tout à fait prêts à vivre une seconde vie professionnelle, avec le sentiment de ne plus rien avoir à prouver (66%) et d’avoir plus d’expérience (51%). Armés de sacrés atouts, les seniors estiment également être dotés des principales qualités professionnelles pour entreprendre comme la capacité de travail (51%), les compétences issues de leur expérience (43%) et la persévérance (28%). Plus important encore, les femmes, si elles apparaissent moins confiantes que les hommes, voient dans l’entrepreneuriat une opportunité de s’épanouir à une période de leur vie où l’éducation des enfants leur prend moins de temps.

Sur un plan plus concret, notons malgré tout que la nature des freins évoqués n’est pas la même : « Si les quadra et les quinqua sont surtout freinés par le risque financier que représente l’aventure entrepreneuriale, les plus de 60 ans, quant à eux évoquent plutôt un manque d’énergie et l’approche de la retraite, même s’il sont quand même 1/3 à déclarer qu’ils se sentent capables d’entreprendre. » En réalité, pour l’ensemble des seniors, toutes tranches d’âges confondues, le principal frein (33%) à l’entrepreneuriat est le manque d’argent. 1 entrepreneur sur 3 financé par l’Adie a plus de 45 ans.

Si vous désirez télécharger l’étude en question et consulter dans la foulée quelques témoignages d’entrepreneurs ayant passé le cap des 45 ans, suivez ce lien.