Auto-entrepreneur ou portage salarial, quel statut choisir ?

Nous avions déjà eu l’occasion d’aborder le sujet précédemment : au moment de faire pivoter votre carrière et de dire au revoir à vos années de salariat, deux grandes options vont généralement se présenter à vous. Et plus encore si vous envisagez de devenir freelance ou consultant : soit vous allez opter pour le statut auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur), soit pour le portage salarial. Ce dernier ayant l’avantage d’offrir un filet de sécurité, en cumulant plusieurs options limitant grandement les risques. Pour autant, s’il n’est pas obligatoire de faire un choix – il est tout à fait possible de cumuler les deux statuts et de les expérimenter en simultané -, il est malgré tout nécessaire de rappeler leurs différences.

Le portage salarial, un test grandeur nature en limitant les risques

Le fait de repenser son rapport au travail en passant par le biais d’une société de portage salarial amène un avantage non négligeable : celui de permettre de tester son offre, son marché, tout en se libérant au maximum des contraintes administratives. Voir de se placer comme une solution temporaire, en attendant de retrouver un poste en CDI. Pas besoin de déclarer son auto-entreprise en ligne ou de réaliser ses démarches vous-même : le consultant en portage salarial jouit d’un statut de salarié. Ce qui implique qu’il dispose d’une couverture sociale de haut niveau, d’une assurance chômage ou encore d’une mutuelle d’entreprise.

Notre partenaire AD’Missions le revendique : « En adoptant le portage salarial, vous n’avez plus à choisir entre l’indépendance et le salariat, vous êtes dispensés des contraintes liées à la création d’entreprise pour vous concentrer uniquement sur votre cœur de métier. » Et c’est sans doute là ce bénéfice qui fera pencher la balance auprès des futurs entrepreneurs désirant, tout du moins dans un premier temps, limiter les démarches contraignantes.

Un accompagnement en plus

Pour appuyer le point précédent, notons que le portage salarial se charge de libérer le salarié porté des contraintes administratives propres à l’auto-entrepreneur. Qu’il s’agisse des volets de facturation, de relance – un point souvent redouté par les entrepreneurs fraîchement lancés -, de gestion les déclarations auprès des organismes publiques : c’est la société de portage qui s’occupe généralement de toutes ces tâches chronophages. Certaines entités, telles qu’AD’Missions, vont aussi pousser l’accompagnement un cran plus loin en permettant un lissage de vos recettes dans le temps, vous assurant de fait des revenus mensuels réguliers et non en dents de scie.

Il est également possible de profiter d’ateliers de formations, d’ateliers, d’une équipe d’interlocuteurs dédiée, etc. selon l’entreprise en portage salarial choisie. AD’Missions a par exemple développé un « Parcours du Consultant », qui via quatre ateliers et deux modules de formation aide à adopter la posture du consultant. Un plus non négligeable au moment d’affiner son offre et de découvrir les rouages de la prospection, par exemple.

Auto-entrepreneur, une question de seuil de chiffre d’affaires et de rémunération

S’il offre plus de liberté sur le papier vis à vis du portage salarial, le statut auto-entrepreneur est néanmoins assorti d’un plafond en terme de chiffre d’affaires, de l’ordre de 70 000 euros pour de la prestation de service ou une activité libérale. Il s’agit du montant de chiffre d’affaires maximum qu’un auto-entrepreneur va pouvoir réaliser sur une année, avant de devoir opter pour un autre régime. De son côté, le portage salarial n’astreint à aucune limite de chiffre d’affaires, en sachant qu’il faudra déduire un taux de gestion, variant entre 5% et 15% du chiffre d’affaires hors taxe facturé.

Le droit à la formation, l’avantage du portage salarial

Devenir consultant indépendant n’est pas automatique, et ce n’est pas non plus quelque chose qui s’improvise. En sortant du salariat, l’envie pourra être grande de mettre à profit une riche d’expérience cumulée au fil des ans. Cela n’exonère pas de se former, pour apprendre non seulement à structurer son offre, mais aussi à chasser les derniers doutes sur la manière d’aborder le conseil auprès de son futur client. Le portage salarial permet de prétendre aux mêmes droits de formation que les salariés « traditionnels », et de bénéficier de formations balayant de nombreux domaines clés : marketing de l’offre, pricing, négociation, prospection, prise de parole en public, networking, formateur occasionnel, etc.