Cumuler le statut du portage salarial avec le statut d’entrepreneur indépendant

Est-il vraiment nécessaire de choisir ? Faisant presque office de solution par défaut pour les ex-salariés en quête d’entrepreneuriat, le statut auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur) n’est pourtant pas incompatible avec le portage salarial, bien au contraire.

Au moment de repenser sa carrière, plusieurs choix vont venir se présenter d’eux-mêmes. Est-il question d’amorcer un virage à 180 degrés et de se frotter à l’entrepreneuriat, quitte à opter pour le statut de micro-entrepreneur ouvrant certes à une grande liberté mais n’offrant en réalité que peu de protection ? Ou plutôt de temporiser les choses en ayant le choix de ses missions, tout en conservant les avantages du salariat ? Ces deux options d’apparence antinomiques pourront malgré tout être expérimentées en simultané, quand bien même elles présentent quelques différences à prendre en compte.

Des différences à prendre en compte

L’une des spécificités du portage salarial est d’autoriser le cumul de plusieurs activités. En tant que salarié porté, il est tout à fait possible de mener une activité indépendante en parallèle, sans avoir à choisir entre les deux. Il faut malgré tout garder en tête que le statut auto-entrepreneur se heurte à plusieurs impératifs en mesure d’influencer votre choix sur le court, voir le moyen terme. Des impératifs de chiffre d’affaires, principalement. Une fois le seuil des 70 000 euros franchi (pour les prestataires de services), il faudra passer à un régime réel bien plus complexe, et moins avantageux sur le plan fiscal. Egalement, le statut d’auto-entrepreneur oblige à gérer soi-même le règlement de cotisations sociales et empêche toute déduction de frais professionnels. Plus exactement, il est impossible de déduire des charges professionnelles pour un montant réel. A contrario, le portage salarial permet au salarié porté de déduire de ses charges les dépenses réalisées dans l’exercice de ses missions. Quant aux cotisations sociales, ce n’est pas au salarié porté de les régler, mais à la société de portage. C’est d’ailleurs systématiquement cette dernière qui va déclarer et verser l’ensemble des cotisations, laissant le porté se concentrer sur sa prospection et la réalisation de ses missions.

Dans le cas précis des formateurs, puisque c’est l’une des activités les plus régulièrement sollicitées lors des reconversions, il faut savoir que là encore le portage se détache du lot. Si l’on prend le cas de notre partenaire AD’Missions, il va via son module « Savoir-Faire » permettre à ses formateurs de bénéficier d’un numéro de déclaration d’activité formation et de pratiques conformes au décret Qualité (entré en vigueur le 30 juin 2015), les autorisant ainsi à dispenser et de commercialiser des actions de formation en toute sérénité. C’est là un exemple, mais qui traduit mine de rien l’avantage de se faire accompagner dès lors que l’on désire se lancer à son compte.

La prospection, à effectuer dans tous les cas

Là où l’entrepreneur indépendant et le salarié porté se rejoignent, c’est sur la question de la prospection commerciale. Une tâche à effectuer quoiqu’il arrive, même si une fois de plus, le choix du portage salarial pourra être plus avantageux. Pour reprendre une seconde fois l’exemple de notre partenaire AD’Missions, chaque salarié porté aura à disposition de nombreuses offres de mission en portage salarial à pourvoir aux quatre coins de la France. Les consultants AD’Missions bénéficient également d’une aide dans la recherche de leurs missions. Un point rassurant qui pèse au moment de choisir son statut. L’offre commerciale étant l’un des points les plus souvent négligés par le freelance tout juste lancé.

En résumé, le portage salarial va offrir au moins trois avantages conséquents vis à vis du statut de micro-entrepreneur, tout du moins pour les profils souhaitant réduire la notion de risque : le fait de profiter d’une assurance chômage, d’une couverture sociale complète et d’un accompagnement complet de la part de la société de portage avec laquelle vous déciderez de travailler. Ajoutons à cela, comme évoqué quelques lignes plus haut, l’absence de plafonnement du chiffre d’affaires, évitant de devoir changer de régime.