Bien gérer sa trésorerie quand on est freelance

Véritable nerf de la guerre, la (bonne) gestion de sa trésorerie nécessite anticipation et prise de nouveau réflexes il faut le dire assez peu naturels au départ. Le principal va être de vous couvrir et d’éviter de tomber dans des pièges certes bateaux, mais qui méritent malgré tout d’être rappelés.

Revenus irréguliers, relances et charges

Loin de nous l’idée de peindre un tableau décourageant de la vie de freelance, mais vous avez ici le tiercé, dans le désordre, de vos principales sources d’inquiétudes. Sachez que votre activité sera principalement faite de revenus irréguliers, de relances clients et de charges à anticiper. L’irrégularité des revenus, si elle est inconfortable, fait partie du lot. Le freelancing est fait de hauts et de bas, et vous n’aurez sans doute pas, tout du moins au lancement de votre activité, la possibilité de facturer régulièrement des clients.

Difficile de savoir combien vous allez exactement toucher chaque mois, ce qui oblige à faire des points sur ce qui vous reste en banque, sur ce que vous allez pouvoir vous octroyer à titre personnel et sur les montants qu’il vous faudra prochainement sortir pour régler les charges. Sachez dissocier le chiffre d’affaires et les bénéfices pour vous éviter des crises futures, calculer votre besoin en fonds de roulement et épargnez si vous en avez la possibilité.

A cette gestion s’ajoute une autre difficulté : celle des délais de paiement. Parier sur la bonne foi de ses clients n’est pas forcément un sujet, mais il faut savoir qu’il n’est pas rare de devoir relancer une, deux, trois fois ses partenaires pour être réglé. Être payé à 3, 6 mois, voire parfois même un an n’a rien de la norme, mais ce sont là des cas qui existent. Ces relances, arrangeantes pour certains clients qui décalent au maximum les sorties de trésorerie, peuvent parfois avoir des conséquences dramatiques pour vous. N’hésitez pas à vous montrer ferme lorsque vous voyez qu’en face, les choses traînent, volontairement ou non. Libre à vous également de demander des acomptes (entre 30 et 50% généralement), voir de proposer des escomptes de 2 à 3% si jamais le client règle la créance comptant.

Des services à la rescousse

Fort heureusement, la gestion de la trésorerie peut être grandement facilitée, grâce à une série d’outils taillés sur mesure. Nous en avons sélectionné trois.

Tiime Invoice

Un logiciel de facturation simple, voici comment résumer en quelques mots Tiime Invoice. Disponible en version web ou mobile, ce service offre de créer des factures et devis en quelques clics. L’avantage ici est double : en plus d’être gratuit, Tiime Invoice apporte une synchronisation bancaire, afin de garder un oeil en continu sur le paiement de vos factures.

Shine

La néobanque (ou banque en ligne) Shine a cette particularité de proposer une assurance facture, directement intégrée à chaque compte pro. Il s’agit dans les grandes lignes de vous octroyer la possibilité de lancer une procédure de recouvrement à l’amiable et d’anticiper une indemnisation à hauteur de 90% de la facture si le client est insolvable.

Le principe de fonctionnement est relativement simple : vous sélectionnez les factures que vous souhaitez assurer (sans souscrire d’abonnement) pour 2% du montant HT de la facture. Vous recevez 100 % du montant de la facture si Shine arrive à la recouvrir auprès du client, ou une indemnité d’au moins 90% si le client ne paie pas ou seulement partiellement.

Bankin’

Référence pour les particuliers, le service Bankin’ permet aussi aux professionnels de piloter leur trésorerie. Moyennant un peu moins de 9 euros par mois, l’offre Bankin’ Pro vous offre de synchroniser vos comptes professionnels afin de suivre toutes vos finances au même endroit. Depuis l’interface de cette application mobile, il va être est possible de catégoriser ses dépenses pour mieux analyser vos entrées et sorties, de pointer vos transactions, de gérer plusieurs budgets pour anticiper la trésorerie de vos projets et évidemment d’exporter toutes vos transactions.